Le Grau du Roi  15  aout   2010                                           

 

     

La course du 15 aout, tient en partie ses promesses.

Mieux encore était possible.

 

La traditionnelle course du 15 aout, avec une affiche vertigineuse, avait attiré foule et les gradins étaient pleins.

En prélude, un spectacle mixte des tauromachies  Camarguaise et Espagnole, voulu par D Siméon pour répliquer aux attaques de l’anti-corrida qui demain seront anti course camarguaise, a séduit le spectateur et bien fait patienter.

A la capelado, ils étaient 8 (+5), les plus en vue seront Violets, avant sa sortie, Poujol et Auzolle (négativement), Gros (surtout sur la fin), Moutet, Allouani (avant sa sortie) à un degré moindre, alors qu’A. Benafitou (sortira avant la fin) et Ouffe seront effacés.

 Compte tenue de l’affiche, on pressentait que ça allait être insuffisant, et ce le fut surtout en deuxième partie quand les grosses cylindrées sont entrées en jeu.

Mis à part Lancier, un peu raide, tous méritent la citation, sauf que Alésien, Eros et Yvan ont brillé car travaillés, alors que Rodin et Guépard ont fait une promenade de santé. Pour finir Nizam allumera, avec anticipation, le feu d’artifice (de coup de barrières) prévu en soirée.

Avant la reprise, Pesquié (Saumade) faisait ses adieux à la piste Graulenne.

Quand à J Valentin, président, il aura eu l’occasion et le mérite d’animer comme il se devait cette journée, notamment avec des primes qui ont atteint des sommets.

 

Lancier (Lautier)

Il sera très exigeant envers ses adversaires à qui il demande beaucoup d’engagement.

Mais les hommes le  craignent, lui se conforte dans cette retenue et durcit encore plus la course. Rentre ses ficelles.

Alésien (Briaux)

Il se donne franchement et en trente seconde nous sommes aux ficelles. Et là on change de tactique, il anticipe, y met toute sa bravoure et petit à petit entame des finitions de plus en plus engagées (cinq Carmen).

Bravoure exceptionnelle, anticipations, finitions, ça fait beaucoup pour ce petit taureau de Camargue au cœur gros comme çà.

Formidable ovation et musique le raccompagnent au toril avec sa seconde ficelle. 

Eros (Ricard)

Il débute mollement, avec heureusement de bons déplacements. Il s’applique à ne rien laisser passer, et au fil des minutes donne du corp à sa prestation en appuyant ses poursuites (4 C), telles ces deux sur Violet.  Le final sera de toute beauté avec ses deux ficelles et un public tout acquis. 

Yvan (Pantaï)

Ses anticipations fulgurantes restent son arme fatale. Elles feront avorter de nombreux cites ou mettront le danger au fesses des raseteurs. Il fait la loi, déjouant les provocations pièges que ne manque pas de lui soumettre Auzolle à qui il interdira de lui toucher la tête. Il termine sous un tonnerre d’applaudissements, rentrant sa seconde ficelle. 4 Carmen plus retour. 

Rodin (Les Beaumelles)

Avec sa seule tenue de piste et quelques anticipations, il va interdire aux hommes toute approche. A ce rythme, il domine et est intouchable, seul H Poujol en prend la mesure. Les hommes s’organisent enfin, et sur des séries il perd cocarde et glands. Mais nous étions à la douzième, et Rodin gagnera son combat Graulen, redorant ainsi son image un peu ternie par ses dernières sorties. Il rentre ses ficelles, 3 C  Plus rentrée. 

Guépard (Cuillé)

Dans sa course au titre, cette sortie était importante. Aux rubans, il réalisera de grosses actions, notamment sur R. gros, et sur l’un d’eux accroche Auzolle par la chaussure.

Puis aux ficelles arrêt des jeux, les hommes, fatigués et affaiblis en nombre, ne sont plus en mesure de lutter. Guépard est trop fort et ne pourra pas apporter plus à son CV. Pourtant, les primes montent, 1500, 1600, 1800, 2000 €.mais Guépard ne cède pas un pouce. Il rentre sous l’ovation alors que les blancs essuient une bronca. 5 C plus rentrée. 

Nizam (Blatière-Bessac)

Ce cocardier, hors point, va tirer un feu d’artifice d’actions d’une puissance inouïe. Les planches, deux par deux, vont céder sous les coups de butoir du fauve des Iscles. R. Gros en subira les foudres en fin de prestation sur un monumental coup de barrière, et si les planches cèdent encore, Romain semble touché à une jambe. Il termine cette course comme nous en rêvions.

 

                                                                             Courrejau

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