Même avec un peu moins de lustre, la royale de Cuillé reste la référence.
Encore une course faussée.
Cette seconde journée du trophée du Muscat et trophée Damour avait attiré 2/3 d’arène.
Ce public est resté un peu sur sa faim car le résultat final n’a pas été celui qu’on espérait.
Faute aux taureaux, un peu peut être car certain semblaient manquer un peu de nerf, mais quand on sait que seulement deux ficelles ont été levées, il est facile de comprendre qu’une fois encore ce qui a tout faussé c’est le manque de travail. Une question qui devient récurrente et qui sera la grande question de cette saison.
En blanc, ils étaient 10 et si Allouani, A Bénafitou, Jourdan Auzolle et , à un degré moindre Four se sont mis en avant, les autres : Jockin, Rey, Ouffe et Mebarek n’ont même pas joué les figurants.
De longs temps morts aux ficelles ont faussé le résultat de cette course.
J Valentin dès le début a du être ferme pour calmer des hommes en piste qui manient mieux la voix que le crochet.
S’il faut donner un avis sur les taureaux, nous mettrons en avant Ruiz Blas qui grâce à un gland récalcitrant a reçu une bourre qui lui a permis de se mettre en valeur.
Titouan
Il débute par un feu d’artifice d’actions aux planches. Se blessant sur l’une d’elles, il accuse le coup et sera moins finisseur. Mais pour autant il se tient parfaitement et ne sera guère inquiété. Il rentre ses ficelles, 4 Carmen plus rentrée.
Ruy Blas
Il surveille tout et ses répliques, très bien dosées, contient les hommes.
Ses cornes et son coup de tête au contact compliquent les choses et grâce à un second gland récalcitrant, il va résister à un rythme d’enfer. Jordan et Four frôle la correctionnelle sur ses finitions très dangereuses.
Finalement il peut être crédité d’une excellente sortie et il rentre son gland, 6 Carmen, rentrée comprise.
Mollières
Au début, sous la pression il se dégage bien tout en assumant y compris avec finitions. Aux ficelles, le travail se fait attendre. Petit à petit, le rythme finit enfin par monter et sa vaillance lui permettra de bien résister (3 Carmen).Une fois la première ficelle levée par A Bénafitou, tout s’arrête et il rentre la seconde en musique.
Guépard
Il se déplace en permanence, mais toujours le long des barrières. Auzolle, Bénafitou et Four devront rompre. Il est vrai que ses anticipations et ses accélérations calment ses adversaires.
Pourtant on sentait Guépard moins incisif qu’à l’habitude, mais face à des blancs plutôt ternes il sera tout de même à l’aise. Grosse action sur Auzolle et sur Allouani il se dresse à la verticale.
Lui aussi aura des temps morts et il rentre ses ficelles. 4 Carmen plus retour.
Mignon
Ses fusées le long des barrières désorganisent les hommes qui ne se bousculent pas pour l’affronter. Cinquième enfin, Bénafitou lui prend la mesure car s’il vient fort et anticipe, passé le contact il est moins dangereux. Aux ficelles, terminé et il les rentre, 3 C plus rentrée.
Renoir
En deux minutes, les rubans s’en vont et ce sera ensuite le grand désert durant 9 minutes. Le public manifeste, lui n’a pas de peine à repousser les quelques tentatives grâce à ses anticipations. Onzième, enfin, le travail reprend fortement car la ficelle est « malade », ça va lui permettre de se mettre en valeur, même si parfois on l’a senti en difficulté. Il rentre sa seconde, 2 Carmen ainsi qu’au retour.
Courrejau
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