Nîmes  05  septembre   2010              

 

 

Guépard et A. Benafitou s’octroient le trophée J. Lafont.

Garlan et Allouani maitres de la piste.

 

C’était la finale du trophée J. Lafont et les gradins sont assez clairsemés. Une grosse affiche pourtant et du monde en piste : Allouani, Auzolle, Jourdan, Marquier, Gleize, A. Benafitou, Martin-Cocher, Ouffe, Poujol, Cartalade et cinq tourneurs, ce qui pour Nîmes n’est pas assez quand on sait que seuls deux ou trois mouillent la chemise, et là on peut citer Allouani et M. Marquier au travail propre et efficace. Sabri aura été superbe et nous a amené une touche de fraicheur dans la fournaise de l’amphi Nîmois. Les autres à plus ou moins de différence ont fait nombre.

Côté cocardiers, l’affiche était belle, mais il faut du monde en face pour s’exprimer, et aujourd’hui a ressemblé aux autres dimanches, impasse aux ficelles, deux seulement enlevées.

Pour ce qui est des prix, Benafitou aux points (surtout grâce à la journée du 17 mai, Allouani comme animateur, il n’y a pas photo comme l’a dit Jacques au micro, quand au prix du meilleur taureau, sans lever les qualités de Guépard qui a dominé, nous pensons que Garlan a fait une course plus complète et dominatrice. De plus le prix remis pour Guépard par la présidente du trophée était un message clair et n’y voyait surtout pas une répétition de la finale à venir…

 

Forest (Largentière)

A 14 ans, il fera sa course à son rythme, tranquillement sautant deux fois seul et se soulevant à reprises après Sabri. Bons déplacement et cinq dernières minutes à oublier. Deux Carmen en course. 

Petit Lou (Chaballier)

Mis à part quelques fautes de placement, il va se montrer sérieux, accélérant, honorant les séries et terminant aux planches.

C’est encore Allouani qui lui permet de se mettre en valeur (3 Carmen).Il conserve sa seconde ficelle et rentre en musique. 

Alésien (Briaux)

Il gardera dix minutes ses rubans sur un rythme d’enfer, ne lâchant rien, un combat intelligent avec  bravoure (deux Carmen). Il va y laisser beaucoup d’énergie et aux ficelles il durcit le combat, garde ses ficelles et sera privé injustement de la musique. 

Garlan (Les Beaumelles)

Toujours près des planches, il va dans un premier temps être mobile, nous sommes aux rubans, et ses anticipations font le ménage telle cette enfermée sur Poujol. Sans concessions, il garde son second gland jusqu’à la treizième avec une domination outrageante. Il garde bien entendu ses ficelles au terme d’une superbe prestation. Un Carmen plus rentrée. 

Yvan (Pantaï)

Il n’était pas aujourd’hui au mieux de sa forme, manquant de nerf et s’écartant des planches. Neuvième minute, blessé à l’œil il doit réintégrer. 

Guépard (Cuillé)

Comme d’habitude, il choisit la mobilité rendant tout cite problématique. Une série de grosses finitions, notamment sur Auzolle et Jourdan, puis le manque de travail se fait sentir et Guépard ne peut s’exprimer. La ficelle grimpe vertigineusement jusqu’à 1500 euros et elle rentrera. Six fois les honneurs plus rentrée. 

Mathis (Lautier)

Mathis en septième, cela a-t-il un sens ? Délaissé, il a fallu le cite du jour de Sabri pour réveiller le public et enfin donner à Mathis l’adversaire qu’il méritait, du grand art.

Il rentre entendant son cinquième Carmen, avec ses ficelles, l’ovation du public grâce à Allouani et ses ficelles sur les cornes. 

                                                                                  Courrejau

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