En clôture de la fête, ce concours n’a pas relevé le niveau.
Athor et Andalou échappent à la morosité.
Devant une moitié d’arène, cette course qui clôturait la fête n’a pas emballé le public.
Les raseteurs, certes encore une fois, mais aussi les taureaux n’ont pas fourni un spectacle propre à nous faire oublier la canicule.
En blanc, ils sont huit, et si Auzolle et Villard se neutralisent aux points, il n’y a pas photo quand à la qualité du travail fourni, largement à l’avantage du second nommé. Avec eux, Poujol toujours très stylé, Moutet essai, Jourdan, Clarion, Khaled et Cartalade font nombre.
Coté noir, deux tirent leur épingle du jeu, Andalou et Athor, même si ce fut loin d’être l’euphorie.
La vache Mademoiselle, de Blatière-Bessac, effectuait ses adieux à cette piste où elle fut durant dix ans la reine. Encore une fois, elle rentrera sa cocarde.
La présidence aurait du passer la course tranquillement si encore un litige de ficelle-sonnerie n’était venu semer le trouble.
Sansom (Saumade)
Mis à part ses déplacements, il n’a rien à opposer à ses adversaires qui le dépouillent en moins de six minutes (1 C).
Campardin (Blanc)
Un début difficile et brouillon car les hommes le lui imposent, mais aux ficelles, il reprend la main et à son tour imposera un peu de respect. Sa bravoure va lui permettre de défendre âprement ses ficelles qu’i cède à la douzième. 2 C plus rentrée.
Embrun (Nicollin)
Toujours en déplacement, il a un coup de tête au contact très dangereux. Aussi les hommes ne vont pas lui sauter dessus, et cette fausse domination va le conforter, lui permettre d’y croire et d’appuyer ses poursuites. Il rentre ses ficelles, 2 C plus rentrée.
Andalou (Blanc-Espelly)
Avec lui, la course va sortir de l’ornière. Sa tenue irréprochable et ses anticipations, vont mettre de l’ordre en piste. Il faudra attendre neuf minutes pour que les ficelles soient primées. Coupant le terrain et finissant la corne au fil des planches, il domine même si ce ne sera pas du grand Andalou. Il perd sa première ficelle sur la sonnerie, 2 C plus rentrée.
Athor (Daumas)
En courant il surprend souvent ses adversaires qui doivent rompre, mais aura aussi droit à de nombreux rasets assassins.
Aux ficelles, tout se calme et par son placement et ses anticipations il finira de prendre le dessus. Lui non plus n’aura pas le lustre habituel, manque de travail ? Peut-être !
1 C plus rentrée avec ses ficelles.
Chouam (Blatière-Bessac)
Sept ans seulement, et c’est jeune pour un Blatière. Un peu vert donc, il va beaucoup courir et sauter, seul ou après. En fin de prestation, fatigué, il se prêtera mieux au combat, telle cette belle finition sur Moutet (C). Il conserve une ficelle.
Mademoiselle (Blatière-Bessac)
A quinze ans, après une carrière exceptionnelle, même si elle n’a pas eu tous les titres qu’elle méritait, elle était venue aujourd’hui faire ses adieux à cette piste où elle a régné durant dix ans. Hélas, encore une fois, elle n’aura pas le travail nécessaire pour briller et, une fois encore, elle rentrera sa cocarde sous les applaudissements de reconnaissance du public.
Courrejau
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